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gypte 101 : ANIMISME ET ESPRITS DES ANCETRES
(Les anciennes traditions gyptiennes sont toujours vivantes)
Le malencontreux et colonialiste Doyen des gyptologues occidentaux, Alan Gardiner crivit dans son livre : ” gypte des Pharaons”:
” La vrit historique est inconcevable sans la connaissance des relations individuelles et dans L’gypte elle-mme, les chroniques de la ;priode Arabe offrent un spectacle presque continu d’amres animosits.”
Gardiner, colonialiste anglais, pensait aux envahisseurs Musulmans/Arabes qui utilisrent l’gypte comme thtre de leurs actions. Gardiner ne faisait pas allusion aux gyptiens en tant que tels., mais bien leurs barbares envahisseurs. Il se trompe compltement au sujet de l’gypte. En effet, l’gypte vritable ne peut jamais tre comprise dans son histoire passe et prsente, sans la connaissance des croyances populaires dans l’animisme et les esprit des anctres.
Dans son dition du 29 janvier 1999, “Al Ahram” (la “Pyramide” en arabe), le journal gyptien le plus rpandu, a rendu compte d’une confrence d’ anthropologues gyptiens au Caire, laquelle assistaient des universitaires gyptiens. Cette confrence reconnut que les croyances religieuses de l’ancienne gypte en le pouvoir des esprits des anctres et le besoin de communiquer avec et travers eux restent fortes. Il existe environ 2850 manifestations rgionales et nationales en rapport avec ces croyances, ce qui implique plus de 50% de la population gyptienne. Les chiffres actuels sont nettement suprieurs ceux annoncs lors de cette confrence .
Les mausoles des chers disparus parsment le paysage gyptien. Ce sont les :mmes lieux que ceux que les gyptologues universitaires appellent ” les Dieux locaux” de l’gypte ancienne. Ces sanctuaires sont visits par des gens venant de toute l’gypte. Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de concurrence entre eux.
Les gyptologues occidentaux classent les “neteru” (dieux/desses) de l’gypte ancienne en dieux ” cosmiques, universels et locaux”. La presque totalit d’entre eux nous disent que l’on connat peu de choses sur ces ” dieux locaux”. Manifestement, ces universitaires, ne voient ou ne comprennent rien en ce qui concerne les anciens gyptiens.
Depuis que tout a t cre partir d’une source originelle unique, toute la sociologie et le mode de vie des anciens gyptiens (et de la plupart de ceux d’aujourd’hui) n’est rien d’autre qu’une longue chane d’anctres dont chaque maillon et rivet est devenu une coutume et une loi hrites de leurs pre spirituels et qu’ils se sont appropris dans leur propre chair
Ce mode de pense rationnel est commun toute l’Afrique et son existence n’est pas incompatible avec la croyance en Dieu, le Crateur du monde et de tout ce qu’il comporte, car les lignes ancestrales sont le fruit de la cration et de sa continuit.
Ausar (Osiris), l’Anctre Divin, devint le pre des mes des gyptiens et le symbole de leur espoir en la rsurrection et l’immortalit qui pouvaient seulement se raliser travers la mort et la rsurrection.
Ausar (Osiris) reprsente le processus, le dveloppement et les aspects cycliques fondamentaux de l’Univers. C’est pourquoi il est aussi identifi aux esprits (nergies) du grain, des arbres, des animaux, des reptiles, des oiseaux etc.
L’importance de l’Anctre se base sur la presque universelle croyance de la persistance de l’me humaine aprs la mort. L’homme qui vit jusqu’ un ge respectable a une me forte qui passe dans le monde suivant avec son pouvoir spirituel. Ce pouvoir aide et protge sa ligne familiale. Il est l’intermdiaire entre sa famille et les forces qui contrlent l’univers. Lorsqu’il quitte le monde il doit par consquent partir avec le respect qui lui est d, et convenablement accompagn par tout ce dont il peut avoir besoin. Une partie de ses biens qui a t nergise durant sa vie terrestre est enterre avec lui dans la tombe.
L’esprit ancestral signifie Guinea/Ginne (que les arabes prononcent Jinne/Jenne). Cet ancien terme gyptien a infiltr de nombreux lieux dans l’Afrique sub-saharienne. Nous avons le Golfe de Guine, leS Guines(tats), des rgions appeles Guine et la plus clbre ville le long de la rivire Bani: Ginne (Jinne). Cet ancien mot gyptien a trouv trs bien son chemin en Europe: e.g, gene est le mot anglais (gne en franais) qui dfinit les proprits de chacun hrites du pass.
Les esprits (nergies/matrices d’nergie) peuvent tre soit bons soit mauvais et les deux ont un grand pouvoir sur le vivant. C’est pourquoi, les gens sont/ont t soucieux d’loigner les mauvais esprits et d’apaiser les amicaux. Ceci conduit au dveloppement de groupes particuliers de prtres capables de matriser et d’exercer de tels pouvoirs de communication (L’auteur ne possde pas de tels pouvoirs !).
Les esprits (nergies/ matrices d’nergies) du dfunt sont supposes se mlanger librement avec les vivants dans leurs voyages terrestre.
Les esprits des disparus transmettent aux vivants avertissements, encouragements, orientation, remontrances. Ils utilisent diffrentes voies comme les rves, lorsque notre existence invisible (spirituelle) s’est spare du corps humain ou au travers de mystrieuses actions ou communications avec les animaux , une brise, le vacillement d’une bougie etc.
Un certain nombre des nergies invisibles sont de mauvais ou malfaisants esprits qui sont toujours prts nuire. On croyait que leur pouvoir malfique tait plus grand que sur terre, car le fait d’tre libr de leur corps leur donnait plus de facilits pour exercer le mal sur les gens. On leur offrait aussi des sacrifices pour les apaiser lorsque quelque chose de malfique tait survenu dans la famille. Comme le dit le dicton: “Donne au Diable son d”.
INTERACTION AVEC LE MONDE ANIM
Notre socit moderne reconnat que nous ne nous servons que de 5% de notre capacit mentale. Les animistes utilisent beaucoup plus parce que conscient et capables de puiser l’intrieur des nergies invisibles qui nous entourent, cela par interaction avec l’univers au travers de ses nombreux composants.
Afin d’obtenir la paix, la stabilit, une bonne sant et la prosprit, il est ncessaire de rester en harmonie avec la nature. Les animistes accomplissent / accomplissaient cette harmonie en communicant avec leurs anctres (Ginne) et de nombreux esprits. Le devins et les spirites aident raliser cette harmonie en interprtant les forces spirituelles et en fournissant les moyens de les influencer.
Les anciens et actuels gyptiens de la campagne; comme de nombreux Songhai le long du fleuve Niger et dans la rgion du Sahel croient que le monde est form de deux terres et de sept ciels. Dieu vit dans le ciel le plus lointain. Des anges divins habitent les ciels deux et six. Les esprits des anctres eux habitent le premier ciel, le plus proche de la terre. Les ciels sont comme des royaumes.
En accord avec une matrice de cration ordonne, les anctres peuvent ouvrir une brche entre le supernaturel et les mondes naturels. Ils connectent ces deux mondes en particulier en reliant les membres vivants d’une famille avec leurs anctres. Grce ce rapprochement et parce qu’ils se dplacent parmi les vivants, les anctres sont enclins intervenir dans les affaires quotidiennes. Ces interventions sont particulirement possibles lors d’un dcs rcent, le dfunt passant des semaines ou des mois dans les limbes entre les morts et les vivants.
De nombreuses pratiques religieuses comprennent des rituels pour apaiser ces esprits, les encourager prendre leur dpart avec srnit et restaurer l’ordre social que leur mort a fait clat. Comme cela a t dit, l’esprit/matrice d’nergie qui a anim la chair/matire humaine la naissance, et quitt le corps ( matire) la mort, peut rsider dans une autre matire pour aussi longtemps qu’ il le veut, exactement comme il l’a fait de son vivant dans un corps humain/chair/matire.
Communiquer avec l’ esprit (libre) qui est parti ncessite une demeure (une forme d’nergie condense), vraisemblablement de la matire. Cela lui permet de manifester et de communiquer sa volont et son influence aux tre vivants sur terre.
C’est pourquoi les anciens gyptiens offraient des lieux de rsidence aux esprits de toutes sortes, sous la forme d’amulettes et de statues. Les esprits “envols”(matrices d’nergie) peuvent entrer volont dans ces statues.
Durant leur vie les gyptiens portaient des amulettes varies et les placaient sur les corps des morts. C’ est au travers de ces esprits bienveillants habitant les objets que les morts pouvaient tre protgs des esprits malfiques. Les tombes d’gypte nous ont rvl des milliers de perles de toute sorte, des coquillages, des dents humaines ou d’animaux, des pendentifs qui pouvaient tre ports en colliers. La mme pratique continue dans l’gypte rurale et l’Afrique sub-saharienne.
Ni les gyptiens, ni les africains d’aujourd’hui ont cru au pouvoir divin de leurs amulettes ou de leurs ftiches et ne les ont jamais considrs comme des “dieux.”. Les objets ftiches sont simplement des rsidences. Un esprit (matrice d’nergie) peut vivre n’importe o et dans n’importe quoi. La chose en soi, le matriau, n’est rien de plus qu’un mdium. Celui qui utilise un ftiche fait une distinction claire entre un certain objet matriel et l’esprit qui pour un temps l’habite. Pour cette raison rien n’est trop petit, ou trop mdiocre, ou trop ridicule pour tre considr comme adquat pour le remplaant de l’esprit. Lorsque l’esprit est suppos avoir quitt l’objet, c’est dire le quitter et l’abandonner dfinitivement, l’objet lui-mme est mis de ct/jet comme tant inutile.
L’me du dfunt (matrice d’nergie) n’a pas de demeure. Dans le but de maintenir toute forme d’nergie, nous devons la soutenir. La matrice d’nergie d’une personne vivante se dgradera (faiblesse et finalement mort) si elle ne reoit pas de nourriture et de boisson. De la mme manire, un esprit qui a quitt son corps ( matrice d’nergie) a besoin de subsistance, autrement, il se dsintgrera, se dcomposera ou prendra d’autre formes d’nergie. En d’autres termes, les mes des dfunts ont toujours faim et soif et doivent recevoir nourriture et boisson. Le manque de soins peut causer la perte de leur force, celle qui aide les vivants rests sur terre.
Il tait/il est donc essentiel de faire des offrandes au esprits des anctres. Les anciens et actuels paysans gyptiens, ainsi que les africains d’aujourd’hui font des offrandes aux esprits de leurs anctres, avec l’intention de recevoir leur aide et protection afin de maintenir leur existence.
Si les gyptologues occidentaux trouvent “drles” les croyances animistes et ce qui leur est li, les esprits des anctre ; expliquons leur que leurs propres croyances en une naissance virginale, la mort et la rsurrection incarne d’un personnage mi-homme/mi dieu ne repose sur aucune preuve historique ou archologique.
Moustafa Gadalla
Maa-Kheru (Manifestation de la Vrit)
Vous trouverez plus d’informations sur l’ancienne gypte et les esprits des anctres dans notre livre :
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Comprendre la religion gyptienne Par Moustafa GADALLA ISBN: 2 86553 146 5, 160 pages, format 14 x 22 cm, 14 Euro Couverture quadri, nombreux dessins au trait 14 diteur: Jean-Cyrille Godefroy |
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Exiled Egyptians: The Heart of Africa by Moustafa Gadalla 352 pages, 5.5″ x 8.5″ List Price: $19.95 USD (paperback) $13.95 USD (eBook) |
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