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Le récit biblique retraçant les vicissitudes des relations entre les Israélites et l’Égypte antique a depuis longtemps saturé les esprits des hommes. L’Égypte ancienne est devenue l’infortune éternelle du « Peuple Élu ». Ce livre tente de présenter les deux points de vue sur les événements qui se sont déroulés.
De façon générale, l’ancienne Égypte et les Israélites entretenaient de bons rapports jusqu’à l’arrivée en scène de Moïse et sa mère. Leurs actions ont conduit à l’Exode, qui fut un divorce douloureux entre les Égyptiens et les Israélites. Comme dans tout divorce teinté d’amertume, on trouve des accusations et des contre-accusations. Et dans un réflexe caractéristique, les deux parties décidèrent en fin de compte de s’ignorer, mais ce sont les générations suivantes (tels les enfants dans un cas de divorce) qui ont, et continueront, à en payer le prix.
En examinant les faits de façon rationnelle, on constate que des preuves historiques d’origine égyptienne replacent certains événements de l’Ancien Testament dans un contexte logique. Ainsi, nombre de récits bibliques, considérés par beaucoup comme n’étant que des contes de fées, deviennent crédibles.
Il est toutefois nécessaire de faire preuve d’ouverture d’esprit, et d’empêcher l’égotisme ou l’obstination d’entraver le raisonnement cohérent.
Parmi les nombreux pharaons mentionnés dans la Bible, l’un d’entre eux épouse la femme d’Abraham. Un autre engage Joseph pour en faire son vizir (le plus haut fonctionnaire du pays), et le pharaon qui lui succède maintient Joseph dans ses fonctions. Plusieurs pharaons sont également présents dans l’histoire de Moïse, et Salomon épouse, lui, la fille d’un pharaon. La Bible dirait plutôt, « le pharaon qui n’avait point connu Joseph » ou « le pharaon persécuteur ». N’aurait-il pas été plus simple et plus logique d’utiliser le nom de ces pharaons? Pourquoi leurs noms ont-ils tous été systématiquement omis? Ils ont dû l’être intentionnellement. Mais, pour quelle raison ?
Les égyptologues qui ont tenté d’identifier ces pharaons ont été stupéfaits par leurs trouvailles. Beaucoup d’entre eux ont tourné autour du sujet et nous ont laissé lire entre les lignes : le conflit entre faits historiques et convictions religieuses soulève en effet trop de polémiques et de controverses doctrinales.
L’absence de preuves historiques susceptibles d’appuyer le récit biblique de l’Ancien Testament a donné lieu à trois principales écoles de pensée.